Les pavés de la discorde à Claye

les pavés de la discorde
les pavés de la discorde

Tout a commencé un dimanche matin, vers 11h, dans la seule rue commerçante de Claye-Souilly, alors que je scrutais les nouveaux «faux pavés» de la toute nouvelle rue, qui à mon grand étonnement étaient déjà entrain de se fissurer… Un solide briard d’environ 50 ans semble s’intéresser à mon examen approfondi du revêtement et s’approche pour constater avec moi la malfaçon. Une conversation s’engage alors, d’abord sur le montant des travaux que le bon citoyen semblait avoir appris par coeur (à moins qu’il ne lui soit plutôt resté en travers de la gorge). Puis rapidement et sans aucune retenue, sur les travers de l’édile locale en matière de gestion de sa moyenne commune. Et là, le bon briard se làche : il commence par les copinages éhontés d’une société qui fait dans le béton et l’immobilier et nourrirait avec l’élu en chef une relation mutuellement fructueuse.

A titre d’exemple le bon clayois me parle d’un bâtiment du milieu de la rue commerçante (encore elle) qui aurait été préempté par la mairie alors qu’elle était en vente pour la revendre à l’ami de toujours… le bétonneur. Pour procéder à l’acquisition en toute discrétion, l’ami fit même l’effort de faire un anagramme avec le nom de sa première entreprise… Y en a là-dedans ! Depuis, tout est reconstruit, loué et au prix fort puisque le nouveau «pas de porte» va exercer dans une rue toute neuve ! C’est d’ailleurs au sujet des travaux de la dite rue que l’histoire, toujours racontée par l’habitant loquace, devient franchement croustillante.

Pour rénover en profondeur la rue (celle dont les faux pavés se fendillent…), la mairie avait tout simplement décidé de la fermer complètement pendant six mois ! Rien que ça ! Et sans aucune réouverture le soir, à l’heure des commissions. Un article de «la Marne» traitant de la décision mortifère de la municipalité et de la colère des commerçants qui s’en est suivie est encore affiché sur la vitrine de certains boulangers… Rapidement, la rumeur colporta que ce faisant, les commerçant étranglés n’auraient d’autre choix que de brader leurs fonds de commerce à des sociétés immobilières déjà en possession de lots dans la rue et… «calabraises»… comme le député-maire.

Il va sans dire que nous ne saurions étayer les propos du clayois d’aucune preuve. La seule chose que nous pouvons confirmer est que le gérant, friand d’anagrammes, de la société qui réalise les plus beaux coups à Claye et dont les bureaux sont situés dans l’hôtel particulier (rénové) de l’ancien notaire, toujours dans la même rue, habite une confortable villa, juste à coté du maire, en bordure du canal. En face, sur l’autre rive du canal, l’ancienne gendarmerie devait être réhabilitée en logements sociaux par le Conseil Général, propriétaire. Mais rassurrez-vous, la vue bucolique des notables ripoux sur le canal s’écoulant paisiblement entre les canards ne sera pas troublée par le spectacle pitoyable de la misère humaine… Albarello l’artiste à su bloquer le projet…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s