Travaillez, prenez de la peine, on vous jettera un peu plus tard !

La société ultra libérale nous répète à travers ses médias qu’il n’y a pas de meilleure alternative que celle dans laquelle nous survivons, que toute société qui se construirait pour le bien-être de ses citoyens est une utopie complètement irréaliste voire dangereuse.

La loi du « Marché » est d’après nos gouvernants, le seul Dieu à adorer et à respecter même si telle Moloch elle dévore les enfants ou comme Kali, elle porte une ceinture de bras coupés et un collier de crânes. Suicides et souffrances au travail sont monnaie courante dans les entreprises, exclusion, chômage, précarité, pauvreté sont le futur de nombre d’entre nous.

Surveiller
La concurrence frénétique qu’impose la mondialisation, apporte avec elle tout un éventail d’évaluations pour extraire jusqu’à la dernière goutte d’énergie des employés avant de les jeter. Ainsi lorsque vous achetez un produit quelconque, vous recevez un « questionnaire de satisfaction » qui va permettre à l’entreprise de « fliquer », de faire pression et de renforcer son pouvoir sur son employé.  Bien sûr ceux qui répondent à ces questionnaires ne sont pas forcément bienveillants et certains profitent de cet espace de pouvoir pour y libérer tous leurs ressentiments ; ils rentrent dans cette logique de collaboration avec l’oppresseur alors qu’eux-mêmes subissent cette pression.

Contrôler
Est-ce vraiment efficace que de faire travailler les gens avec la peur au ventre et l’angoisse d’une mauvaise appréciation de client ? Un quart des français a consommé des psychotropes dans l’année écoulée. Un coût important pour la sécurité sociale nous dit-on. Mais peut-on supporter ces menaces perpétuelles sur son emploi sans craquer ?  Y-a-t-il réellement des surhommes qui résistent durant toute leur carrière à ce traitement ?  C’est une fois de plus une mauvaise option qu’induisent le libéralisme sauvage et la concurrence ; aller au travail le cœur léger dans une ambiance sereine c’est être plus productif. La gestion à très court-terme des entreprises mondialisées détruit tout sur son passage : planète, humains, santé, environnement, savoir-faire, avenir et progrès. Anthropophage, elle détruit aussi les entreprises.   

« Les jours heureux »
Le 15 mars 1944, est élaboré le programme du Conseil National de la Résistance : « Les jours heureux ». Mis en application dans une France ravagée par six années de guerre et dirigée par le Général De Gaulle qu’on ne peut accuser d’utopiste ou d’ultragauchiste, il assurait notamment :
« – le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ; la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
– un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ; »

Est-ce réellement la modernité du XXIème siècle que de perdre des acquis sociaux du XXème ? Soixante-douze ans après la 2ème guerre mondiale, les citoyens ont perdu la quasi-totalité de la protection sociale. Par respect pour l’engagement, parfois jusqu’à la mort, des résistants dans cette lutte, nous devons nous aussi nous battre pour conserver ces acquis et en gagner de nouveaux.

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